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1- Ville politique ou numérique:
Certainement le numérique va modifier les pratiques des conceptions et des maitres d’œuvres. Les architectes et les politiques doivent composer avec les géants du numérique. Le politique pourra jouer les cartes suivantes : planification, accompagnement des innovation et production des nouveaux imaginaires urbains en plus de l’encouragement des initiatives citoyennes comme les Start up, Fab labs. !
2-Point faible des algorithmes :
Ils sont incapables de prévoir les ruptures. En effet la démarche des algorithmes est par essence conservatrice !
3-Faut-il laisser nos cités piloter par les maires élus ou plutôt par les entreprisses numériques :
Dans la cité digitale le maire doit s’interroger sur son rôle même si pour Aristote une cité sans politique et une cité sans avenir ! Le grand risque attendu aussi : les géants du net vont coloniser aussi nos cerveaux à des fins de commerce ! selon le prix Nobel d’économie Jean Tirole il y a lieu de Federer les citoyens autour de la recherche du bien commun
4-Le grand risque : c’est celui où les GAFA propose un grand projet politique :
D’ailleurs les GAFAM n’hésitent pas à faire l’écho de leurs visions de l’avenir ! surtout qu’ils sont riches par notamment leurs capitalisations boursières ! D’ailleurs l’hypocrisie des patrons des GAFA est claire : Steve Jobs a dit en 1980 que l’ordinateur personnel va libérer l’individu. Trente ans après ce même Stève Jobs explique à ses équipes que l’IPhone est la clé magique pour entrer dans la vie des gens et leur vendre tout ce qui peut être vendu ! Justement au moment où il venait d’inventer Apple Store ! ! Alors que l’idée de Smart city lancée en 2007 par Cisco et Siemens avait pour seul objectifs : répondre aux besoins en temps réel !
5-L’E-Gouvernement assisté par l’IA :
L’intelligence artificielle (IA) est utilisée de plus en plus comme levier pour atteindre de performance, de l’accessibilité, et aussi de la transparence et dans l’administration publique. Comme par exemple la détection de fraudes fiscales ou les Voice bots d’accueil dans les administrations, ….
6-Automatisation et transformation des rôles IT :
D’ici à 2030, les analystes estiment que jusqu’à 30 % des heures de travail dans le monde pourraient être automatisées par les technologies de l’IA.
7-Des compétences pour demain : Mettre l’accent sur la maîtrise de l’IA :
Il est important de noter que IA générative remplacera certaines tâches. Mais cette tendance ne doit pas se traduire par « moins de personnel ». Il y a lieu d’impliquer les employés pour une plus grande productivité, une plus grande créativité …Message à retenir est clair : s’adapter, se perfectionner et diriger. La GenAI n’est pas une tendance passagère, c’est un changement fondamental. Pour les professionnels de la technologie comme pour les organisations, l’accent doit être mis sur le point suivant: Apprentissage continu car l’IA évolue rapidement. Devenez un spécialiste plutôt qu’un généraliste.
8-Collaboration entre l’homme et l’intelligence artificielle : Un nouveau modèle de travail :
Les leaders de la technologie sont d’accord. L’IA rendra les connaissances spécialisées largement accessibles : « Médecins, avocats, enseignants… » et qu’elle réduira les coûts dans tous les secteurs. Elon Musk, plus provocateur, suggère que l’IA finira par rendre la plupart des emplois facultatifs, avec le revenu de base universel comme réponse sociétale potentielle.
9-Vers un avenir incertain : Réflexions sur la valeur du travail :
En outre, de nouvelles responsabilités apparaissent. Les ingénieurs doivent désormais comprendre comment les modèles d’IA sont formés, comment les affiner, comment les intégrer en toute sécurité et comment les évaluer pour vérifier qu’ils ne sont pas biaisés ou hallucinés. Cela nécessite un ensemble de compétences élargi. La maîtrise de l’IA, l’infrastructure cloud, l’éthique des données et la gouvernance deviennent des compétences essentielles.
10-Les GAFA disposent de trois leviers majeurs :
a- Les données : elles deviennent la ressource centrale pour comprendre et anticiper les comportements urbains.
b- Les algorithmes : ils décident automatiquement de la meilleure route, du tarif optimal, du flux d’énergie, etc.
c- Les infrastructures numériques : les plateformes (Google Maps, Uber, Amazon Logistics, etc.) s’imposent comme des intermédiaires incontournables.
Ce triptyque conduit à une « ubérisation » du pouvoir local : les élus deviennent de simples gestionnaires de solutions conçues par d’autres.
11- Quelles réponses face à cette prise de pouvoir ?
Dans son livre « Comment les géants du numérique veulent gouverner nos villes » Jean Haëntjens appelle à une reconquête démocratique du numérique urbain : Réaffirmer le sens politique de la ville : espace collectif, lieu d’identité et de culture. Reprendre la maîtrise des données et renforcer l’ingénierie publique locale. Hybrider les compétences humaines et numériques : l’IA doit assister, non remplacer la décision politique.
Développer la “citoyenneté augmentée” : transparence, participation, co-construction des choix urbains.